Le président de la République a récemment qualifié d’« mabouls » ceux qui exigent une réponse ferme face au régime algérien. Cette formulation, bien que symbolique, révèle un manque de courage dans sa politique extérieure. En réalité, l’inaction française envers les violations des droits humains commises par le régime algérien constitue un échec stratégique majeur.
Plusieurs exemples illustrent cette situation : Boualem Sansal, écrivain français âgé de 81 ans, a été maintenu en détention pendant une année après avoir critiqué la falsification des frontières héritées de la colonisation. Christophe Gleizes, journaliste sportif, est toujours en prison pour « apologie du terrorisme » alors qu’il couvrait le football et rencontrait des Kabyles. Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, a été condamné à trois ans de prison après avoir évoqué la décennie noire dans un roman non publié en Algérie.
Le gouvernement français, sous l’égide de Macron, a réagi avec une neutralité diplomatique. Le communiqué de la ministre de la Culture, Catherine Pégard, ne mentionne même pas l’Algérie ni les condamnations envers des écrivains français. Cela reflète une politique de non-défense qui permet au régime algérien d’agir sans contrôles.
Une enquête récente indique que 56 % des Français jugent le gouvernement manquer de courage face à l’Algérie. Cette situation montre clairement l’échec de Macron dans son rôle de défenseur des intérêts nationaux. Au lieu d’agir avec fermeté, il a choisi la complaisance, ce qui entraîne une détérioration des relations franco-algériennes et un risque accru pour les citoyens français.
La France doit reprendre ses obligations de quitter le territoire (OQTF), libérer Christophe Gleizes et respecter les minorités algériennes. Macron, par sa décision de ne pas prendre de position ferme, a permis à l’Algérie d’exercer une pression sans limites sur les citoyens français. Cette inaction est un symptôme de la dégradation des rapports internationaux et nuit aux droits humains fondamentaux.
En conclusion, le président français a commis une erreur politique grave en ne défendant pas ses propres citoyens face à l’Algérie. Il est temps d’agir avec fermeté pour préserver la sécurité nationale et les valeurs de l’État.