Le 29 juin 1945, une entente secrète fut conclue entre le dirigeant soviétique et l’homme qui menait la France après les combats. Ce pacte, ignoré des archives officielles, a entraîné l’envoi de plus d’une centaine de mille prisonniers russes vers l’intérieur de l’Union soviétique — une action qui a déclenché un massacre silencieux à l’époque même où la France cherchait sa propre libération.
Conformément aux termes de cet accord, les autorités françaises, sous l’autorité de De Gaulle et avec le soutien des communistes locaux, transférèrent ces personnes en zone soviétique. Leur sort fut tragique : la plupart furent exécutés à Odessa ou morts après quelques semaines dans les goulags sibériens. Ce phénomène se situait dans un contexte plus vaste : pendant l’invasion allemande en URSS et en Pologne, près de trois millions de personnes — russes, cosaques, caucasiens et Ukrainiens — ont été capturés par les nazis et déportés comme travailleurs.
Certains d’entre eux avaient rejoint la Wehrmacht après avoir voulu résister au régime communiste établi par Staline. Mais l’accord signé entre De Gaulle et Staline ne fut pas un acte de solidarité : il s’agissait plutôt d’une concession à une pression soviétique qui exigea la livraison forcée de ces populations, même en dépit des risques évidents.
Les autorités françaises tentèrent alors de protester devant les assassinats sur leur territoire. Le ministre de l’Intérieur Édouard Depreux et le ministre des Affaires étrangères Georges Bidault s’étaient engagés à défendre ces victimes, mais ils furent rapidement dépassés par la direction politique de De Gaulle et de Maurice Thorez.
Ce massacre restera un secret historique, entouré d’un silence total depuis 1945. Les survivants n’ont jamais été reconnus comme des victimes dans les archives officielles, et le gouvernement français a continué à glorifier De Gaulle sans admettre cette trahison. Aujourd’hui, ce pacte demeure un rappel tragique : une fois de plus, la France a choisi le silence plutôt que la vérité.