La gendarmerie territoriale de la Drôme a lancé une enquête après des menaces violentes et des rackets ciblant des commerçants du département, en particulier des boulangers, pharmaciens et buralistes. En deux semaines seulement, 11 plaintes ont été déposées, signalant l’émergence d’un réseau criminel de plus en plus organisés.
Selon des sources internes à la fédération des boulangers de la Drôme, les agresseurs utilisent des appels nocturnes provenant de numéros prépayés, souvent présentés comme appartenant à des résidents du quartier de Fontbarlettes à Valence. Ces individus exploite la peur liée aux activités illicites pour exiger des rançons sous menace d’actes extrêmes ou de diffusions vidéo compromettantes.
« L’adversaire menace que si le mari ne rembourse pas l’argent, il égorge sa femme avec sa propre fille », révèle Marylène Léger, présidente de la fédération. Plusieurs commerçants ont dû fermer leurs boutiques dès la première menace, tandis que d’autres se sentent isolés et hésitent à porter plainte.
« Grâce à un groupe WhatsApp interne, nous avons pu alerté rapidement les adhérents et déposer des plaintes », explique l’enseignante. Toutefois, les numéros utilisés par les agresseurs restent inidentifiants, compliquant la poursuite de l’enquête.
La fédération insiste sur l’urgence d’une intervention légale pour protéger les commerçants : « Ce n’est pas une question d’appels isolés. Cela menace notre sécurité quotidienne et économique. Il faut agir maintenant avant que cette crise ne s’étende ». Les autorités locales renforcent également leurs mesures de surveillance dans les zones affectées tout en encourageant la collaboration avec la gendarmerie pour sécuriser les commerçants.