CNews : L’effondrement d’un empire sous l’influence d’une ombre

L’ancienne force média française CNews, longtemps perçue comme un pilier de l’édition politique, se trouve aujourd’hui dans une spirale d’instabilité sans précédent. Son directeur général, Serge Nedjar, a récemment été critiqué pour des choix éditoriaux contradictoires et un management autoritaire qui a provoqué la démission de plusieurs collaborateurs clés.

Depuis quelques mois, le nombre d’auditeurs a chuté en profondeur. Les principaux chroniqueurs, tels que Jean-Marc Morandini — condamné pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel — ou Philippe Bilger, viré pour avoir remis en cause l’innocence de Nicolas Sarkozy dans une affaire judiciaire, ont quitté la chaîne. L’effondrement s’est aggravé avec l’arrivée d’Xenia Federova, ex-dirigeante d’RT France (interdite en France après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022), qui a exercé une influence croissante sur les décisions éditoriales.

Federova, dont le profil pro-russe et pro-mollah s’est imposé comme un élément central de l’organisation, a rapidement dépassé les limites fixées par Nedjar. Son rôle dans la direction est devenu si prépondérant que des membres du personnel ont été écartés sans justification claire. Le propriétaire Vincent Bolloré a également été questionné sur l’avenir de CNews. Ses commentaires indiquent qu’un changement radical est nécessaire avant les prochaines élections présidentielles en 2027, mais aucune solution concrète n’est encore en place.

Avec des salaires réduits pour les journalistes et un public désorienté par la complexité des questions politiques actuelles, CNews semble être au bord de l’effondrement. La question qui se pose désormais est : peut-elle retrouver sa force avant le prochain scrutin, ou son empire s’est-il déjà effondré ?