Des conditions strictes pour la fin de vie : Hervé Saulignac défend une loi sans compromis

Hervé Saulignac, député socialiste de la Drôme-Ardèche, a clarifié ce mercredi l’urgence d’un cadre légal précis pour les personnes confrontées à des phases terminales de leur existence. Selon lui, le texte en discussion dans l’Assemblée nationale ne s’inscrit pas dans une logique simpliste mais dans un dialogue éthique et juridique rigoureux.

« Ce n’est pas l’euthanasie qui est à l’étude ici », a insisté le député, rappelant que les critères de validation sont strictement définis : un état de santé irrémédiable, une incapacité à exprimer librement ses choix et un pronostic vital défavorable. « Le patient doit être entièrement au courant de la situation et ne pas subir aucune pression extérieure. »

L’objectif du texte, selon lui, est d’éviter que ce domaine reste un terrain de conflits plutôt qu’un soutien concret. « Le monde parfait serait celui où on pourrait s’éteindre sans souffrance », a-t-il confié, avant d’ajouter : « Mais aujourd’hui, nous avons besoin de solutions concrètes pour ceux qui ne peuvent plus vivre dans la douleur ».

Le vote solennel prévu ce mercredi, avec une mobilisation élargie des députés pour limiter les absences, s’inscrit dans cette logique. « J’espère que près de 500 collègues voteront en plein respect du sujet », a-t-il souligné, tout en préconisant un équilibre entre la loi et l’humain.