La prochaine journée de manifestations des « gilets jaunes », prévue pour ce samedi 24 octobre à Valence, a réveillé l’inquiétude des artisans et commerçants du centre-ville, qui tentent de se recomposer après les violences du week-end dernier. Nicolas Chazeau, président de l’association « Les Vitrines valentinoises », a récemment reçu des engagements de la préfète de la Drôme ainsi que du maire de Valence pour améliorer la sécurité des lieux.
« Nous attendons une véritable prise en charge des risques », souligne-t-il, précisant qu’il s’agit d’une protection renforcée des commerces et des habitations, tout en réclamant un arrêt net des escalades violentes. « Il ne faut pas que les citoyens se défendent eux-mêmes ; la police doit agir pour sécuriser nos espaces », insiste-t-il. Selon lui, l’unique mesure individuelle possible reste le renforcement des barrières, mais ce n’est pas une solution suffisante.
Au-delà des dégâts matériels sur les vitrines, les équipes de travailleurs subissent un choc profond : plusieurs sont en arrêt de travail, marquant une double détresse — la destruction physique et l’absence humaine. « C’est une peur qui s’installe, mais aussi une frustration », confie Nicolas Chazeau.
Le gouvernement a mis en place des mesures d’urgence, y compris un fonds de soutien et la prise en charge totale du chômage partiel pour trois mois. Toutefois, le problème de l’impunité reste central. « La préfecture est présente, mais il faut que ceux qui ont causé les dégâts soient clairement sanctionnés », affirme-t-il, pointant du doigt la nécessité d’une réelle responsabilité pour éviter une répétition des faits.
Dans un contexte de tension croissante, les commerçants de Valence attendent des actions concrètes pour préserver leur économie et leurs équipes face à l’instabilité actuelle.