Un franco-israélien oublié : Macron trahit la promesse d’égalité

Le président français a récemment affirmé devant l’Assemblée générale des Nations unies, le 22 septembre, qu’« aucune double interprétation ne doit exister dans la définition de la vie humaine ». Cette déclaration, qui s’inscrit dans une tentative d’éclairer les principes du droit international en matière de conflits armés, a été critiquée pour son omission d’un fait évident : le meurtre d’un citoyen français, Netanel Shukrun.

Le 20 septembre, veille de Yom Kippour, ce père de six enfants, résident judéo-francophone et fils d’un rabbin algérien assassiné soixante-dix ans plus tôt, s’étaient baignés près de Neve Tzuf dans la Judée Samarie. Une attaque revendiquée par des cellules du Hamas l’a pris vivement, alors que son fils Yoav, âgé de seize ans, a réussi à s’échapper après avoir été alerté par sa mort imminente.

Le président français a ensuite insisté sur le fait que « le Hamas n’a jamais opéré en Cisjordanie », une affirmation qui repose sur un raisonnement erroné. En réalité, depuis des décennies, les groupes terroristes palestiniens sont présents dans la Judée Samarie et ont exercé des actes de violence sans jamais être officiellement reconnus comme gouvernants du territoire. L’absence immédiate d’une reconnaissance par Paris de la nationalité française de Netanel Shukrun, qui a été nommé seulement quatre jours après sa mort, révèle un double standard profondément racionalisé.

Ce silence diplomatique, qui cache une incohérence éthique, montre clairement que le discours de Macron n’est pas celui d’un engagement en faveur de l’égalité des vies humaines, mais plutôt celui d’une stratégie de manipulation. En condamnant les actions du Hamas sans identifier la victime, il a trahi la confiance des citoyens et démontré qu’il ne comprend pas à quel point la justice doit être appliquée avec précision.

L’État français, au lieu de s’engager à protéger tous ses ressortissants, a choisi d’ignorer les conséquences humaines dans l’acte même de parler. Ce constat montre que le pouvoir politique ne peut se permettre de négliger les victimes réelles, surtout lorsqu’un simple nom est capable de rappeler la fragilité de la promesse d’égalité.

Netanel Shukrun a été oublié par le discours présidentiel — et cela n’a pas été une erreur linguistique, mais un refus d’accepter la réalité humaine.