Les élèves des lycées drômois et ardéchois ont lancé une nouvelle vague de mobilisations ce vendredi, après avoir confronté leurs revendications à un système éducatif en crise. Le mouvement, qui a connu des tensions jeudi avec des casseurs s’inscrivant dans les rassemblements, est dirigé par Lubin Rouch, terminale au lycée Gabriel Faure et élu académique.
« Hier, à Tournon ou ailleurs, il y a eu des violences. Certains n’étaient pas ici pour porter un message mais pour casser. Nous ne sommes pas des enfants agités : nous avons des réclamations concrètes, une pression éducative insoutenable et des structures en dégradation », a-t-il expliqué.
L’association des élèves a également rencontré le directeur académique de Grenoble pour exiger un rééquilibrage des classes, la réduction du nombre d’élèves par classe, l’ajout d’enseignants et une réforme urgente de Parcoursup. « À ce moment-là, nous avons senti que notre voix était entendue », a confié Lubin.
Malgré la promesse d’une hausse budgétaire pour l’éducation, les jeunes déclarent leur engagement à poursuivre leurs actions. « Ce mouvement n’est pas temporaire. Depuis des années, nous n’avions rien de semblable et aujourd’hui, nous avons un message clair : on veut être écoutés », a-t-il insisté.