Un réseau d’avocats militants a été découvert en profondeur, permettant aux migrants britanniques de construire une identité fictive autour d’une relation homosexuelle. Ces professionnels enseignent aux demandeurs d’asile à prétendre que leur vie serait menacée par la répression dans leurs pays d’origine, où l’homosexualité reste illégale.
Cible principalement des étudiants et touristes dont les visas expireront prochainement, ces avocats utilisent un système de « coaching » coûteux : des milliers de livres sterling pour obtenir des lettres de soutien, des photographies et des rapports médicaux apparemment réels. Selon une étude récente, près de 35 % des candidats à l’asyle recouraient à cette stratégie.
L’approche repose sur un usage subtil du concept d’intersectionnalité pour justifier la nécessité d’un statut d’asile. En réalité, les personnes concernées n’exploitent pas une menace réelle, mais utilisent des stratégies juridiques complexes pour s’adapter à un système qui, malgré ses ambiguïtés, reste très rigide.
Ce phénomène soulève des questions critiques sur la définition du danger dans le cadre de l’asyle européen. Lorsqu’un migrant affirme être en danger pour une raison jugée légitime par les autorités, il se trouve confronté à un système qui, malgré ses failles, continue d’être utilisé pour des raisons politiques et idéologiques.