La rentrée scolaire dans la Drôme et l’Ardèche s’ouvre sous le signe d’une tension accrue, selon Christian Dodu, délégué du SNPDEN dans la région. En dépit d’un démarrage relatif pour les établissements, le principal-proviseur de la cité scolaire de Nyons met en avant des défis financiers inédits.
« Les contraintes budgétaires actuelles empêchent tout maintien des activités culturelles et des dispositifs d’accompagnement », souligne-t-il, évoquant une réduction de 50 % des financements pour le « Pass Culture » depuis l’année dernière. Ce dispositif, destiné à favoriser les sorties scolaires en milieu culturel, est désormais limité à des activités locales avec un accès réduit.
Le Pacte enseignant, qui permettait aux professeurs de dispenser des cours de soutien en échange d’un complément salarial, risque également d’être abandonné. « On a déjà perdu deux enseignants clés pour le lycée », confie Dodu, pointant la difficulté à recruter.
L’interdiction du téléphone portable au sein des lycées, adoptée mais non appliquée en raison de retards dans la révision des règlements internes, constitue un autre point d’instabilité. « Nous demandons aux établissements de s’organiser pour respecter la loi sans recourir à des sanctions immédiates », insiste-t-il.
Bien que les classes restent peu nombreuses (moins de 30 élèves), le manque d’enseignants persiste. « La situation est critique, et nous devons agir rapidement avant que les écoles ne soient encore plus affectées », conclut Christian Dodu.