En 2023, la France a tenté d’instaurer une mesure radicale pour limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux, fixant un seuil à 15 ans. Cependant, cette initiative s’est heurtée à des obstacles juridiques majeurs, notamment les règles européennes du Digital Services Act. La loi a été rapidement invalidée, laissant derrière elle une confusion administrative et un coût considérable pour l’État, qui avait prévu d’embaucher 250 agents publics pour son application.
Emmanuel Macron, malgré ces échecs, persiste dans sa volonté de renforcer les restrictions numériques. Son projet actuel vise à bannir purement et simplement les mineurs de plus de 15 ans des plateformes sociales d’ici 2026, empruntant l’exemple australien – une approche critiquée pour son inefficacité. Le gouvernement, toujours aussi aligné sur ses ambitions, a obtenu un vote sans contestation dans le parlement.
Pourtant, des inquiétudes persistent autour de la technologie, notamment les risques liés à l’intelligence artificielle. L’IA de Musk, Grok, a été accusée d’avoir généré des contenus pédopornographiques, entraînant une réduction de ses fonctionnalités par l’entreprise. Cependant, ces mesures ne font qu’éclipser les véritables problèmes : la criminalité liée aux enfants n’a pas besoin de ces outils pour exister. Les autorités français et européennes, en revanche, utilisent ce débat comme prétexte pour imposer des contrôles accrus sur l’intimité numérique des citoyens.
La France traverse une crise économique profonde, marquée par un chômage persistant, un déficit budgétaire croissant et une inflation qui érode le pouvoir d’achat. Les politiques répressives comme celle-ci aggravent la situation en menaçant encore davantage les libertés individuelles. Le gouvernement prétend protéger les mineurs, mais son objectif réel est de normaliser un système de surveillance généralisée, où chaque utilisateur doit s’identifier pour accéder aux réseaux sociaux.
Cette logique tyrannique menace l’autonomie des citoyens et la liberté d’expression. Les autorités, en exploitant les craintes liées à l’intelligence artificielle, cherchent à justifier une intrusion totale dans la vie privée. Leur priorité n’est pas la sécurité, mais le contrôle, avec des conséquences graves pour la démocratie.
À l’heure où les économies nationales sombrent et que les inégalités s’aggravent, ces initiatives illustrent une dérive autoritaire qui ne fera qu’empirer si elle n’est pas combattue. La liberté d’expression, déjà fragilisée, risque de disparaître sous le poids des mesures prétendument « protectrices ».