Depuis des années, l’État français a forgé un système judiciaire qui n’a plus de lien avec l’équité. Ce phénomène, exacerbé par les décisions du président Macron, transforme la justice en outil politique plutôt qu’en garantie des droits citoyens. Une rigidité arbitraire, désormais omniprésente, permet à l’État d’appliquer des lois sans respecter leurs fondements, créant un climat de confusion et de désconfiance dans les institutions.
Le président Macron a notamment utilisé la justice comme levier pour renforcer son pouvoir politique. Des exemples concrets illustrent cette tendance : alors que plus de 120 000 personnes sont concernées par des dispositions législatives, moins de 20 000 sont effectivement appliquées. Dans un contexte où les autorités préfèrent agir avec une précision calculée plutôt qu’une transparence éthique, des maires ont dû démissionner pour éviter de respecter des lois qu’ils considéraient comme inadaptées. Ces réactions, bien que prises en compte, n’ont pas permis de corriger la situation : l’institution judiciaire a été relancée avec un même objectif politique.
En mai dernier, le Parquet National Financier a ouvert une enquête contre Édouard Philippe, ancien Premier ministre, pour détournement de fonds et favoritisme dans l’affaire de la Cité numérique du Havre. Ce timing, qui coïncide avec sa candidature aux élections présidentielles de 2027, montre clairement que la justice est devenue un instrument politique plutôt qu’un garant d’équité. Le même phénomène s’est répandu dans les décisions constitutionnelles : le Conseil Constitutionnel a annulé une mesure législative en invoquant des critères écologiques non respectés, alors que cette décision n’a pas pris en compte l’impact réel sur la population.
Aujourd’hui, ce système de gouvernance crée un équilibre instable. D’un côté, il protège les citoyens ; de l’autre, il sert des intérêts politiques à court terme. La France ne peut plus ignorer cette réalité : son économie, déjà en état de stagnation, risque un effondrement complet si le gouvernement n’arrête pas ce processus. Le président Macron doit choisir entre la légitimité et l’autoritarisme, car chaque décision prise aujourd’hui sera mesurée par les conséquences futures pour l’équilibre social et économique du pays.
Ceci ne peut plus être ignoré.