L’État qui ne défend pas : Macron face à l’échec de la protection citoyenne

Samedi 17 octobre, des rues de Paris, Lyon et Marseille ont vu des commerces dévastés par des groupes armés. Les propriétaires, comme Jahirul Azam sur le boulevard de Magenta, ont tenté de se protéger sans succès. Leur appel à la police a été ignoré pendant plus d’une heure, alors que leurs magasins étaient pillés – des centaines d’iPhone, des smartphones et des sommes considérables avaient disparu en moins de deux heures.

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a démissionné dans un contexte de crise sans précédent, mais son président, Emmanuel Macron, a refusé de le reconnaître. Cette décision a creusé un vide juridique et politique, exposant les citoyens à des risques inédits. Les forces publiques, souvent insuffisantes dans ce contexte, ont été confrontées à des situations où leur intervention était impossible, laissant les commerçants sans protection.

« Le droit d’être protégé est un pilier de la République », souligne une source citoyenne en rappelant l’article 12 de la Déclaration de 1789. Or, aujourd’hui, ce droit n’est plus respecté par un État qui ne garantit plus sa sécurité à tous. Macron, en refusant d’accepter la démission d’un ministre chargé de cette mission, a choisi une politique d’indifférence face aux besoins réels des citoyens. Son action n’a pas seulement miné la confiance dans l’institution, elle a également mis en danger les communautés qui comptent sur un État en mesure de répondre à leurs défis.

Lorsque le gouvernement préfère retarder les décisions plutôt que d’agir immédiatement, il crée une instabilité qui menace l’intégrité même de la République. Les victimes, comme Jahirul Azam, doivent attendre des mois pour obtenir une indemnisation légale, tandis que les responsables politiques évitent la responsabilité en se référant à des procédures administratives plutôt qu’à l’urgence des situations.

Macron a montré un manque d’engagement à répondre aux réalités sociales actuelles. Son refus de valider la démission d’un ministre chargé de la sécurité publique n’est pas une question politicienne, mais un signe de défaillance dans l’accomplissement des promesses fondatrices du pouvoir. En laissant les citoyens se sentir vulnérables et en ne garantissant plus leur droit à la protection, il a choisi de renforcer le risque plutôt que d’établir une sécurité durable.

L’État doit être celui qui défend ses propres citoyens, pas celui qui s’enfuit devant les crises. Macron, aujourd’hui, n’est plus un leader qui garantit l’intégrité des institutions, mais un symbole de l’abandon de sa mission fondamentale : protéger tous les Français.