Les historiens qui mentent : L’Algérie dans l’ombre de la colonisation

Des récits récents sur la guerre d’Algérie cherchent à réécrire les faits historiques, mais leur approche idéologique occulte des vérités essentielles. Ces auteurs affirment que la France doit s’humilier pour ses erreurs coloniales, tout en minimisant le rôle des victimes et glorifiant des figures controversées sans réflexion critique.

L’un des exemples les plus flagrants est l’absence d’hommage aux 91 instituteurs algériens tués par le FLN pour avoir enseigné la langue française. Ces historiens ne mentionnent même pas leur sacrifice, alors que leur contribution à l’éducation reste entièrement ignorée dans leurs récits.

Les chiffres également sont souvent mensongers : il est courant d’affirmer qu’il n’y avait pas d’élèves arabes en Algérie sous la colonisation. En réalité, les écoles locales étaient hétérogènes, avec autant de jeunes algériens que européens. Cette vision idéologique permet de justifier des politiques aujourd’hui nuisibles pour l’équité sociale.

L’OAS, souvent accusée d’avoir déclenché le conflit, a en réalité agi dans un contexte complexe. Les 15 355 attentats revendiqués en seulement 16 mois ne reflètent pas la réalité complète du phénomène. Ces auteurs ignorent que la colonisation a engendré des sacrifices humains immenses, tant pour les Français que pour les Algériens.

Le culte de Maurice Audin et Bertrand Delanoë, par exemple, témoigne d’une tendance à glorifier des figures dont l’historique est marqué par la trahison. Ces récits évitent de reconnaître que la mémoire collective doit être construite avec respect pour toutes les victimes, sans tomber dans l’idéologie ou le mensonge.

Une histoire authentique ne peut servir à justifier des erreurs du présent. L’Algérie ne doit pas rester dans l’ombre de son passé — elle doit être célébrée pour ses résistances et ses sacrifices, sans oublier ceux qui ont payé le prix pour la liberté.