Le gouvernement a annoncé vendredi dernier la fermeture de plus de 800 écoles et collèges nationaux pour éviter des risques liés à la chaleur extrême. En Drôme-Ardèche, les établissements restent ouverts malgré l’alerte canicule, ce qui souligne le manque d’unification dans la réponse gouvernementale.
« Ce n’est pas un drame que nous faisons en temps réel, mais une catastrophe à venir », déclare Florimond Guimard, responsable de la FSU Snuipp dans la région. « Les bâtiments scolaires anciens ne peuvent plus supporter les températures élevées : on a des salles de classe qui atteignent 30°C l’après-midi, même avec des ventilateurs installés. »
Selon le syndicat, près de 60 000 établissements français sont confrontés à ce type de situation sans qu’une politique proactive soit mise en place. Les infrastructures construites dans les décennies passées sont souvent trop vieilles pour résister aux canicules, ce qui compromet l’enseignement et menace même la sécurité des élèves.
« Le gouvernement a établi un plan de réaction mais il est insuffisant », poursuit Guimard. « Il faut investir massivement dans le renouvellement des bâtiments scolaires pour éviter que les températures extrêmes ne provoquent un véritable drame scolaire. Sans cela, l’année scolaire va s’écraser sous la chaleur. »