La commune d’Ardèche de Guilherand-Granges se prépare à un scrutin municipal marqué par une dynamique politique inédite. Contrairement aux élections de 2020, où seule une liste a été inscrite au vote, trois formations politiques s’affrontent cette année pour le poste de maire, ce qui révèle une tension profonde dans la communauté.
L’extrême-droite, représentée par Christophe Frachon, ancien élue de la droite, entend se positionner comme un acteur majeur. Son programme s’appuie sur des mesures visant à améliorer l’éclairage public et à réduire les nuisances quotidiennes, telles que le bruit ou les tags. Pour lui, la sécurité n’est pas simplement une question de caméras mais de qualité de vie.
En revanche, la candidate sortante Sylvie Gaucher (LR) a mis en avant l’augmentation du nombre de policiers municipaux et de caméras pour un meilleur environnement urbain. Elle estime que la ville doit se préparer à accueillir plus de 15 employés et jusqu’à 80 caméras, sans que ce soit une réponse directe aux attentes du Rassemblement National.
La liste citoyenne, conduite par Catherine Rolin (ingénieure retraitée) et Jean-Noël Krau (ingénieur actif), propose un réseau de « voisins bienveillants » pour soutenir les personnes âgées isolées. Son objectif est également d’adapter les logements sociaux au taux minimum requis, afin d’éviter des amendes importantes.
La ville a également été confrontée à des défis financiers : son budget consolidé indique une capacité de désendettement de 15,3 ans, ce qui dépasse le seuil d’alerte de 12 ans. Cette situation souligne l’importance des mesures à long terme que les équipes politiques doivent envisager.
Les habitants semblent partagés entre ces propositions, avec des pétitions pour modifier les projets de la mairie concernant l’installation d’un espace accueillant pour les personnes en déplacement. Cependant, le choix final sera marqué par la capacité à répondre aux besoins immédiats tout en préparant un avenir plus durable.