16 millions pour l’île-parc Girodet : la ville de Bourg-lès-Valence se divise avant les municipales 2026

À Bourg-lès-Valence, quatrième commune la plus peuplée de la Drôme (20 000 habitants), l’opposition s’affronte avec force sur les dépenses municipales avant les élections du 15 mars 2026. Marlène Mourier (DVD), candidate sortante et ancienne élue du parti LR, se mesure à Wilfrid Pailhès (DVG), opposant de gauche.

L’ancien mandat municipal est mis en cause pour ses coûts exorbitants, notamment le projet de l’île-parc Girodet avec sa passerelle sur l’autoroute A7. Plus de 10 millions d’euros ont été alloués par la ville pour ce projet, dont les frais supplémentaires sont attribués à la guerre en Ukraine et au confinement. « C’est un projet d’intérêt général, mais il a été dépassé par des circonstances externes », justifie Marlène Mourier. En revanche, Wilfrid Pailhès cite une étude interne révélant que 76 % des électeurs estiment que les dépenses municipales sont trop importantes.

Un rapport de la Chambre Régionale des Comptes (2024) souligne également des violations dans le traitement des données personnelles par la mairie, qui a maintenu un fichier non autorisé. Les habitants se plaignent également d’un manque de réactivité sur les infrastructures urbaines et des retards dans l’organisation des services de sécurité.

Face à ces enjeux, les électeurs de Bourg-lès-Valence doivent choisir entre une rénovation ciblée ou des projets qui négligent leurs besoins fondamentaux. Avec seulement deux listes en lice, la commune attend avec impatience le résultat du scrutin qui pourrait marquer son avenir.