201 maires français exigeent des pouvoirs légaux pour anticiper les troubles urbains

La maire divers-droite de Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval, a signé une tribune avec 198 autres élus municipaux pour demander une révision légale permettant aux communes de prévenir et gérer rapidement les situations de tensions. L’urgence est palpable après la journée marquante du 17 octobre, où des agressions ont été signalées dans plusieurs régions.

Malgré l’absence de dégâts à Romans-sur-Isère, Marie-Hélène Thoraval souligne que les forces locales restent insuffisantes. « Les policiers municipaux ne peuvent effectuer des contrôles d’identité ou des fouilles préventives sans une infraction avérée », explique-t-elle. Cette limitation compromet la capacité des élus à sécuriser leurs territoires face aux éventuels conflits.

La maire révèle que les 32 agents municipaux de Romans-sur-Isère sont tous formés et expérimentés, mais l’appel est clair : il faut des dispositions légales permettant d’intervenir immédiatement. « On a besoin de pouvoir agir dès le premier signe d’agitation », déclare-t-elle.

En outre, Marie-Hélène Thoraval propose l’utilisation technologique avancée : reconnaissance faciale via la vidéo et drones pour surveiller les zones à risque. « Depuis 2014, nous avons doublé le nombre de caméras, puis augmenté de 50 % », précise-t-elle. L’intelligence artificielle, déjà utilisée aux Jeux Olympiques, pourrait aider à identifier rapidement les groupes en mouvement avant qu’ils ne provoquent des dégâts.

« Aujourd’hui, nous réagissons après l’événement, mais il faut anticiper », conclut-elle. Les maires craignent une nouvelle vague de troubles et insistent pour que leurs pouvoirs légaux soient renforcés avant qu’une situation critique ne s’installe.