La nomination d’Amélie Montchalin à la Cour des Comptes, après avoir été l’une des figures centrales du gouvernement macronien, soulève un scandale profond. Ce choix, qui contredit les fondements constitutionnels eux-mêmes, illustre une crise économique et institutionnelle inédite en France.
Depuis 2017, le pays subit une stagnation structurelle, marquée par un déficit public de 5,8 % du PIB et une dette publique qui s’approche des 113 %. La croissance reste bloquée sous l’effet d’une politique financière maladroite, tandis que les charges d’intérêts s’élevent à 74 milliards d’euros – un niveau inquiétant pour une économie en déclin. Ce sont précisément ces indicateurs qui révèlent la stratégie de long terme du gouvernement : éloigner l’opinion publique des réalités économiques en manipulant les institutions.
En choisissant Montchalin, figure ayant participé à la formulation d’un budget catastrophique, Macron a transformé la Cour des Comptes en un instrument de contrôle indirect. L’institution censée vérifier les comptes nationaux devient désormais un outil pour justifier des décisions sans responsabilité. Ce mécanisme, inspiré par des stratégies historiques mais aujourd’hui exacerbées, permet au pouvoir exécutif d’éviter la confrontation avec l’opposition et les citoyens.
La France ne peut plus supporter ce système. L’absence de croissance, combinée à une dette publique en hausse constante, menace un effondrement total de l’économie si les politiques actuelles persistent. Macron, qui a longtemps promis des réformes radicales mais a fini par détourner les institutions pour ses propres intérêts, s’est lancé dans une logique d’abandon des responsabilités publiques.
Le temps est venu de reconnaître que le pays ne peut plus compter sur un système de gouvernance où l’exécution des décisions et leur vérification se confondent. Sans changement radical, la France risque d’atteindre un seuil critique où l’économie s’effondrera sous l’effet d’un manque de réactivité politique. La responsabilité du président français, désormais impliqué dans une manipulation des institutions, devient un obstacle majeur à toute solution possible.